Et si on montait une Classe sans note…?

Nombreux sont les enseignants à interroger leurs pratiques évaluatives et à vouloir expérimenter d’autres modalités d’évaluation pour faire réussir leurs élèves.

La classe sans note, la classe par compétences ou la classe inversée constituent désormais des points d’appui plébiscités mais pas souvent analysés de manière pragmatique.

Aussi, le diaporama suivant présenté en formation-concertation dans les REP+ de Stains, permet-il de circonscrire rapidement les avantages, les limites et les conditions de réussite pédagogique d’une CSN (Classe Sans Note).

Bonne lecture…

Pour les plus curieux, vous pouvez approfondir cet article avec deux autres articles du site:

4 ans plus tard… quel bilan de la classe sans note? (REP+ Iqbal Masih) Pour que d’autres puissent en réaliser avec plus d’efficacité!

Repenser ses dispositifs d’évaluation peut-il permettre de faire réussir les élèves?

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Repenser ses dispositifs d’évaluation peut-il permettre de faire réussir les élèves?

Après la journée de formation du 10 mai sur l’évaluation au REP+ Barbara, les groupes de travail livrent leurs réflexions et leurs outils pour repenser des dispositifs d’évaluation au service de la réussite des élèves et du sens des apprentissages (par compétences, évaluation explicite, EPCC).

Le REP+ Barbara remercie le travail de M. Capillon (Pole de prospective et de performance), M. Lauton (UPEC) ainsi que celui de Mme Rouillon et M. Van Praet (Cardie), M. Le Charpentier (FEP 93) pour leur collaboration.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Le REP+ de Barbara: « Que faire pour que les évaluations soient au service des apprentissages? »

La dernière concertation Ecole/Collège du 23 novembre a rassemblé les professeurs du premier et du second degré du REP+ Barbara par groupes de travail pour émettre des propositions d’expérimentation afin d’harmoniser la pratique de l’évaluation et pour en faire un moteur d’apprentissage pour l’élève.

Bilans par groupe

  • Groupe 1 : Concevoir une évaluation par compétence :
  • Propositions d’expérimentation :
  • Lors du cours : Écrire et expliquer oralement la compétence qui sera évaluée en fin de séquence ainsi que les procédures mentales et connaissances sur lesquelles elle repose
  • Lors de l’évaluation intermédiaire : faire rappeler les composantes de la compétence et les connaissances à mobiliser pour maîtriser la compétence qui est à acquérir
  • Lors de l’évaluation finale : l’élève indique les compétences, connaissances et capacités mobilisées

 

  • Groupe 2 : Concevoir une évaluation explicite dans l’analyse des résultats obtenus (pour les élèves comme pour les parents) :
  • Propositions d’expérimentation :
  • En cours, en fin d’exercice, procéder à l’auto-évaluation par l’élève (signalétique de couleur verte/orange/rouge). (Pour éviter les automatismes ou effets de hasard, demander une brève justification)
  • Lors des évaluations sommatives, utiliser des grilles de critères qui révèlent le degré d’acquisition
  • Après les évaluations, revenir sur un exercice déjà évalué et se corriger (avec une évaluation possible de la correction et l’indication des séances lors desquelles l’apprentissage des connaissances ou la construction de composantes de compétence a été réalisé)
  • Après les évaluations sommatives, recevoir les parents pour diagnostiquer et constater avec eux les points forts et points faibles de leur enfant.

 

  • Groupe 3 : Concevoir une évaluation explicite dans ses consignes :
  • Propositions d’expérimentation :
  • Lors de l’évaluation intermédiaire, laisser le cahier aux élèves (le cahier-outil) pour identifier quelles capacités, quelles connaissances et quelles compétences la consigne demande de mobiliser.
  • Lors des évaluations intermédiaires : écrire les consignes sous deux formes : une implicite (complexe et typiques des évaluations certificatives)[1] /une plus explicite lors des évaluations
  • Lors des évaluations finales : reprendre seulement la formulation implicite à laquelle les élèves ont déjà été exposés
  • Groupe 4 : Concevoir une évaluation positive en amont et lors de la correction :
  • Propositions d’expérimentation :
  • En fin de séance, l’élève écrit ce qu’il a appris et appris à faire
  • En fin d’évaluation, l’élève écrit les compétences/composantes de compétences et connaissances qui ont été mobilisées et évaluées.
Synthèse des résultats des questionnaires soumis concernant les pratiques évaluatives:

 

·         Un paradoxe fort entre la perception du rôle de l’évaluation et son efficacité dans la réalité :

–          Pour l’élève : un moyen de réussir (maîtrise d’un programme, disposition de connaissances et de compétences, compréhension des attentes de l’Institution scolaire, autonomie, adéquation entre des efforts et des progrès que reflète la note).

–          Pour les enseignants : un moyen de valider des compétences, connaissances en fin d’une séquence d’apprentissage ; un moyen de vérifier le travail accompli et de rendre compte des acquis, des apprentissages des élèves avec précision grâce à la note notamment. Elle est également associée à l’idée de remédiation.

Et pourtant :

–          Pour les élèves : l’évaluation reste associée à l’idée d’échec, de difficulté à comprendre les notions/compétences du cours à mobiliser, sentiment d’un malentendu fort.

–          Pour les enseignants : l’évaluation reste associée à l’idée d’un terme, d’une prise de mesure terminale, d’un contrôle des apprentissages.

·         Un sentiment prégnant que l’évaluation est liée à une contrainte (notamment institutionnelle (rythme des conseils, des programmes, des cycles, des évaluations institutionnelles).

·         Des évaluations pensées traditionnellement comme des écrits individuels notés (//évaluations certificatives).

·         Des évaluations pensées dans un rapport étroit entre l’élève et le professeur voire dans une adresse du professeur vers l’élève qui reçoit le bilan de ses résultats.

[1] S’appuyer sur des consignes d’évaluations certificatives